dimanche 23 juillet 2017

L'Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson



A la mort du pirate Billy Bones, le jeune Jim Hawkins met la main sur une carte au trésor et décide de partir à sa recherche à bord de l'Hispaniola. 
Mais Jim et ses compagnons ne sont pas les seuls à vouloir faire main basse sur le trésor et devront affronter certains membres de leur équipage, dont le terrible pirate John Silver.


Depuis un petit moment, j'ai littéralement l'impression de m'embourber dans mes lectures. 
Tout a commencé avec Moby Dick d'Hermann Melville. Offert pour mon anniversaire, je brulais d’impatience de le lire, attirée par la couverture magnifique et le résumé qui me promettait une aventure extraordinaire en mer. 
Alors je me suis jetée sur ce pavé de 900 pages, qui m'a très rapidement ennuyé ! Je ne vais pas m'étaler sur le sujet puisque j'espère faire un article sur ce livre, mais au bout de 250 pages, j'ai saturé et j'ai décidé de faire une pause. Je ne veux pas l'abandonner et persévérer, mais je sentais mon engouement pour la lecture dépérir au fil des pages. 
Frustrée de ne pas vivre ma grande aventure, je me suis alors tournée vers L'Île au Trésor
Et encore une fois... l'aventure n'était pas au rendez-vous. Ce n'est pas une déception, c'était plutôt plaisant mais ça reste pour moi une lecture axée jeunesse. 

Le livre est assez court, les personnages n'ont rien de bien extraordinaires et l'écriture est plutôt passe-partout. 
J'ai passé un bon moment, mais j'avoue que l'ennui n'était pas très loin. 
Je ne sais d'ailleurs pas trop quoi dire sur cette lecture que je n'ai ni aimé ni détesté, si ce n'est qu'elle reste légère, parfaite pour se vider la tête et embarquer pour une joyeuse expédition en mer. 

Je ne me suis pas particulièrement attachée au personnage principal, Jim Hawkins, qui, comme dans beaucoup de livres courts, n'a pas le temps d'évoluer, et pour ce qui est des autres personnages, je les trouve assez nombreux pour si peu de pages et leur sort ne m'a pas vraiment intéressé. 

En général, je n'aime pas les histoires aussi courtes et L'Île au Trésor en est le parfait exemple. 
On ne fait que survoler l'histoire, les personnages ne sont pas approfondis et les événements s'enchainent si vite qu'on a du mal à s'en imprégner. Aussitôt arrivés sur l'île, aussitôt repartis. 
J'aurais voulu vivre pleinement le voyage en mer à bord de l'Hispaniola, me retrouver à parcourir l'île sous une chaleur accablante, à percer les secrets de la carte au trésor et entendre les pirates parler des légendes des mers ou de capitaines sanguinaires. 
Mais non, le voyage se fait en deux temps trois mouvements, la découverte du trésor ne prend que quelques lignes et il est surtout question de survit face à une mutinerie 

Je pense que ce livre reste très bon pour un jeune public et une bonne mise en bouche pour ceux qui veulent s’essayer aux histoires de pirates. 

Je crois que pour le moment je vais laisser de côté les voyages en mer et me vider la tête avec autre chose pour pouvoir appréhender Moby Dick sous un nouveau jour ! 

Madame C.

mercredi 5 juillet 2017

La Dame aux Camélias d'Alexandre Dumas fils



Lors d'une soirée, Armand Duval s'éprend de la courtisane Marguerite Gautier. Les deux amants vont connaitre un amour sincère et passionné, l'un oubliant la réputation de sa famille, l'autre prête à abandonner sa vie tumultueuse. Mais cet amour interdit ne sera pas sans embûches. 


"Disparaissant dans notre amour, nous étions comme deux plongeurs obstinés qui ne reviennent à la surface que pour reprendre haleine". 

Ça faisait longtemps que je n'avais pas pleuré en lisant un livre. Il est rare que ça m'arrive mais parfois, le choix des mots est si bien maitrisé qu'il m'impacte au point de verser quelques larmes.
J'avoue qu'ici, j'en ai versé plus d'une tant la fin est bouleversante et pourtant au départ, je trouvais que cette histoire d'amour arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe.
J'avais l'impression de voir une petite fille accepter de jouer avec un petit garçon qui lui demandait d'être son amoureuse.

Et puis après quelques pages, j'ai compris.
Marguerite n'est pas le genre de femme qu'on amadoue avec de belles paroles. Elle connait trop bien les hommes pour croire aveuglément à leurs discours. Alors dès qu'elle rencontre Armand, jeune et naïf, elle voit en lui une chance d'être aimée pour ce qu'elle est et non pas pour ce qu'elle a à offrir.
Armand est sa dernière chance de connaitre le véritable amour.

"Devant vivre moins longtemps que les autres, je me suis promis de vivre plus vite".

Alors Marguerite et Armand vont vivre un amour sincère, ardent et passionné. Lui se moque de sa réputation de courtisane et n'hésite pas à défier sa famille, elle, abandonne sa vie luxueuse et débridée pour la pureté de leur amour.
Malgré quelques longueurs au milieu du livre, ce couple est vraiment plaisant à suivre.
Dès le début on connait le dénouement de leur histoire (on apprend dès les premières pages que Marguerite a succombé à sa maladie, c'est Armand qui racontera leur histoire à un inconnu) et pourtant, on l'occulte complètement tout au long du livre. Comme les personnages, on a l'impression que leur amour vaincra la maladie de Marguerite, on veut que ce soit le cas, mais malheureusement, le destin les rattrape.

Si Armand m'a souvent agacé par sa naïveté, il reste tout de même le seul homme désintéressé que Marguerite ai connu.
Quant à elle, elle est loin de l'image de la simple courtisane vénale. Elle sait jouer de ses charmes pour amadouer les hommes et ne leur offre que ce qu'elle accepte de leur donner, mais elle est capable d'avoir des sentiments sincères pour Armand.
Elle est capable de sacrifices bien plus nobles que de mener une vie vertueuse pour se repentir. Son courage et sa force ont de quoi émouvoir fasse à la bassesse et la stupidité d'Armand.
Non vraiment, la limite est mince avec lui entre la naïveté et la stupidité. Je suis dure avec lui, mais au final, je trouve qu'il ne la méritait pas tant que ça et malgré sa position méprisée de courtisane, Marguerite vaux bien mieux que lui !

Ça reste néanmoins une belle histoire d'amour et si vous avez aimé Moulin Rouge, je pense que vous aimerez cette histoire (par contre, ne vous imaginez pas la vie de cabaret avec des chansons d'amour et des paillettes).
J'ai lu qu’apparemment, Baz Luhrmann n'a jamais affirmé s'être inspiré de La Dame aux Camélias pour son film, pourtant, on  retrouve beaucoup de similitudes ! 

Il faut également savoir que La Dame aux Camélias, Marguerite Gautier, a vraiment existé. Il s'agit d'une courtisane du nom de Marie Duplessis, qui fut la maîtresse de l'auteur. Comme l'héroïne du roman, elle a succombé à la phtisie (à l'âge de 23 ans) dans l'indigence et l'oubli, elle qui fut autrefois célèbre dans tout Paris.

Madame C. 

jeudi 22 juin 2017

Un An Dans les Airs de Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac, Johan Heliot et Nicolas Fructus



Leur ballon emporté dans une violente tempête, Jules Verne, Julie Servadac, Nadar et Philippe Daryl se retrouvent prit au piège d'une cité volante et mystérieuse : Célesterre
Ils passeront une année entière à bord de cette étonnante ville aérienne qui n'aura de cesse de les surprendre et chercheront en parallèle à découvrir l'homme à l'origine de cette prouesse. 


Parcourir Un An Dans les Airs, c'est comme mettre la main sur un manuscrit oublié, découvrir un secret d'une valeur inestimable jalousement gardé depuis des années. 
En regroupant les lettres, photographies et illustrations de ses amis, Philippe Daryl nous révèle que la ville aérienne sur laquelle ils ont vécu pendant un an, aurait été une source inépuisable d'inspiration pour les voyages extraordinaires de Jules Verne
Mais ce qui rend tout cela encore plus incroyable, c'est que certains personnages cités ou ceux qui prêtent leur voix à cette histoire ont réellement existé.

Nadar, de son vrai nom Gaspard-Félix Tournachon était un caricaturiste et photographe, qui a tiré les portraits, entre autre, de Charles Baudelaire, Victor Hugo, Sarah Bernhardt, George Sand ou Guy de Maupassant
Philippe Daryl, de son vrai nom Paschal Grousset, était quant à lui, un journaliste et homme politicien.
Mais on retrouve également le photographe Eugène Disderi, le chimiste Eugène Turpin ou encore l'écrivain Charles Asselineau
Non seulement la présence de ces personnages permet de donner du crédit à l'histoire, mais elle nous pousse également à fouiller un peu dans l'Histoire de cette époque et de nous plonger dans l'ambiance du XIXème siècle.


 

J'aime aussi beaucoup l'idée d'avoir intégrer Jules Verne à l'histoire, sans pour autant en avoir fait le personnage principal. 
Lors de ce voyage aérien, on se rend compte que Jules Verne s'est énormément inspiré de Célesterre pour écrire ses romans, et pourtant, ces suggestions n'émanent pas de lui mais de Daryl qui reconnait certains lieux et certains personnages.

Si je devais tout de même trouver un petit point négatif, je dirais que l'histoire a un peu de mal à se mettre en route. 
Comme le récit se présente sous forme de carnet de bord, les personnages racontent les mêmes événements, mais d'un point de vu différent, alors on fait un peu de sur-place pendant quelques pages. 
C'est lorsqu'ils se retrouvent séparés que l'histoire avance.

Voilà, c'est tout pour la petite parenthèse négative ! 
Mais elle ne gâche en rien l'incroyable voyage à bord de cette cité aérienne. Et les illustrations de Nicolas Fructus y sont pour beaucoup ! Elles sont vraiment magnifiques et nous transportent plus encore dans l'ambiance Vernienne




Si vous aimez Jules Verne autant que moi, vous ne pouvez pas passer à côté de ce merveilleux livre.
C'est vraiment un très bel hommage à l’œuvre de Jules Verne et je suis certaine que vous ne serez pas déçu !  
En plus si vous avez la chance de tomber comme moi sur ce livre lors d'un Salon et que Nicolas Fructus est en dédicace, ne passez pas à côté de ce petit plaisir. Il y a un peu d'attente et pour ma part, je suis tombée sur le stand placé sous une serre un jour de grand soleil et j'ai faillis mourir de déshydratation mais ça valait le coup ! Ahah !
Je vous met d'ailleurs une photo de ma sublime dédicace (le joli ballon), en espérant que ça pourra un peu plus vous convaincre, et aussi pour me la péter ! Mouahah ! 


Vous pouvez retrouver cette photo sur mon instagram lelivrarium !


Madame C.

lundi 19 juin 2017

Martin Eden de Jack London



Martin Eden est un jeune marin pauvre et sans éducation, habitué à côtoyer la misère et la violence dans les bas-fonds. 
Un jour, après avoir défendu un riche jeune homme lors d'une querelle, il est invité à diner chez chez lui et fait la connaissance de Ruth, sa sœur, dont il tombe éperdument amoureux. 
Poussé dans son apprentissage par l'amour de sa belle, le jeune homme prend gout à cette nouvelle vie et ces progrès l’encouragent à caresser le rêve de vivre de sa plume.


Ce livre n'a pas été un coup de coeur et pourtant, je me suis pris une bonne claque. 
Jusqu'ici je n'avais lu que Croc-Blanc et L'Appel de la Forêt de Jack London, et si j'avais beaucoup aimé ces deux livres, leur format jeunesse avait formaté mon image de l'auteur. 
Attention, je ne dis pas que je méprisais cet auteur parce que je m'imaginais qu'il écrivait pour la jeunesse, mais une fois lu ses deux romans les plus connus, je ne me suis pas intéressé plus que ça à sa bibliographie. 
Jusqu'à ce que la booktubeuse Lemon June nous parle avec tant de passion de Martin Eden
Forcément, j'ai été intriguée, et au salon du livre du Festival Etonnants Voyageurs, lorsque je l'ai vu, je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais ! 
Trois jours après, je le commençais dans l'avion, pour le finir en une semaine. Et pourtant, j'étais à Venise, donc rarement à l’hôtel, mais ce roman est tellement passionnant, l'écriture est tellement fluide, qu'on le dévore à une vitesse folle. 

Le personnage de Martin Eden attire immédiatement la sympathie et on s'attache à lui dès les premières lignes. 
Martin Eden est un self-made man à l'état pure. 
Si c'est la belle Ruth qui va le pousser à s'élever au même rang qu'elle pour la conquérir, le jeune homme va très vite évoluer, incapable d’étancher sa soif de connaissance au fur et à mesure qu'il en accumule. 
Et si on prend plaisir à voir Martin s'élever au fil des pages, on se rend vite compte que sa nouvelle vie l'éloigne de sa belle, qu'il va rapidement dépassé au niveau intellectuel. 
Et c'est là toute la beauté de ce livre. Si au départ Martin envie cette classe bourgeoise qui parle bien, sait se tenir et peut suivre des études grâce à sa fortune, il va vite déchanter en cours de route. 
Car ces gens n'ont que l'apparence de l'intelligence et ne vont pas au bout des choses. Martin finit par comprendre qu'on peut s'élever intellectuellement sans être riche et cette nouvelle sphère qu'il intègre va très rapidement l'ennuyer. 
Martin nous ouvre les yeux sur une autre richesse. Mais elle est à double tranchant, car engranger des connaissances, développer son intelligence, c'est aussi prendre conscience du monde qui nous entoure, de certaines réalité qui ne sont pas toujours bonnes à découvrir. 

Une autre facette de Martin Eden qui je le sais, en séduira plus d'un, c'est son acharnement. Martin a un but, un rêve, et il s'y accroche avec une volonté de fer. Il ne se laisse pas abattre, même sans le sou et tiraillé par la faim, sa foi est inébranlable. 
Il n'a besoin que de lui pour croire en son travaille et en ses rêves. Le monde entier peut être contre lui, il ne renoncera pas pour autant. Une telle force de caractère (bien qu'on puisse se dire qu'il est tout simplement borné !) porte à l’admiration. 

J'ai une multitude de détails qui me viennent en tête sur ce livre, mais je pense que pour en apprécier le développement, il faut en connaitre le moins possible. 
Alors pour finir, un dernier mot sur l’écriture de Jack London, qui est d'une fluidité incroyable, mais aussi sur la maitrise de son texte et plus particulièrement de son personnage de Martin. Le cheminement de ce personnage est d'une justesse impressionnante. Jack London sait où il emmène son personnage et même si parfois on a envie de dire à Martin d'écouter son entourage et de retrouver un peu de raison, on finit par se dire que cette situation sonne en fin de compte comme une évidence. Le personnage est toujours là où il doit être et qu'importe ses choix, on reste à ses cotés. 

Je pense que mon amour pour ce livre est assez clair, et si je n'ai malheureusement pas eu de coup de coeur, c'est tout simplement à cause de la fin.
Et ça m’énerve parce que cette fin est logique et inévitable, je n'en aurait d'ailleurs pas espéré une autre ou une meilleure, elle est parfaite ! 
Mais elle m'a tellement brisé le cœur et m'a rendu si triste lorsque j'ai refermé le livre que je n'ai pas réussi à accéder au coup de coeur. 
Alors, est-ce que le retour en France et le souvenir de mon voyage vénitien à accentué cette tristesse, je ne sais pas, mais il n'empêche que je n'ai pas eu ce petit déclic du coup de coeur. 
Néanmoins, il n'en est vraiment pas loin, et je vous recommande ce livre, que tout le monde devrait lire. 

Mademoiselle C.

mercredi 14 juin 2017

Le Seigneur des Anneaux | Troisième Partie : Le Retour du Roi | Livres 4 & 5 de J. R. R. Tolkien



Alors que Gandalf et Pippin se rendent à Minas Tirith où le royaume de Numénor s’apprête à vivre une grande bataille, Aragorn, Legolas et Gimli partent rallier l'armée des morts à leur cause. 
En parallèle, Sam et Frodon continuent leur périple jusqu'à la Montagne du Destin pour détruire l'Anneau. 


C'est avec un énorme pincement au coeur que j'ai quitté cette saga. Il est vrai que j'avais hâte d'en venir à bout pour connaitre le dénouement et découvrir d'autres lectures, mais lorsqu'on est plongé dans une si longue saga pendant un si long moment, on ne peut pas refermer le livre avec indifférence. 
Quitter ce monde, ces personnages... je me suis sentie vide en le rangeant sur mon étagère. 
J'ai essayé de faire durer le plaisir en regardant enfin les films et ça n'a pas du tout marché. J'ai été très déçue. Je n'ai pas reconnu certains personnages, l'histoire est parfois décousue au point que je me suis sentie perdue et certaines scènes ajoutées n'ont pour moi pas leur place car elles n'ajoutent rien d’intéressant à l'histoire. Le comble de l'horreur a été pour moi le traitement des personnages féminins. Donner autant d'importance à Arwen pour nous servir une histoire d'amour pathos et cucul... j'en serre encore les dents ! Et Eowyn, le personnage féminin badass du livre, qui veut partir en guerre comme n'importe quel homme en nous sortant une tirade sur la condition de la femme qui attend sagement son homme revenu auréolé de gloire après la bataille devient une midinette qui bave devant Aragorn et qui ne souhaite se battre que par amour pour lui... Grrrr ! 

Bref, revenons à cette troisième partie de la saga.  
Je n'avais jamais lu de roman avec des récits de bataille et je crois que pour une première, j'ai été plutôt bien servie. C'est vraiment prenant, on est immergé dans la foule et on sent que le danger peut venir de tous les cotés, on passe par une multitude d'émotions et on espère la victoire de nos héros (même si je pense qu'il n'y a pas vraiment de suspense. Même en ayant jamais lu les livres et vu les films, je connaissais les grandes lignes de l'histoire). 
 
Quant à Sam et Frodon, je trouve l'histoire de leur périple d'une maitrise incroyable
Le chemin qu'ils empruntent est tellement dur, ils sont tiraillés par la faim, la soif, ils sont seuls et fatigués, et ils savent que pour eux il n'y aura pas de retour. 
Ils marchent vers la mort mais ne dévient pas de leur but malgré le poids de plus en plus fort de l'Anneau. 
Et si c'est Frodon le porteur de l'Anneau, celui à qui revient la lourde tâche de le détruire, c'est Sam le véritable héro de cette quête. 
Il est d'une fidélité et d'une loyauté à toute épreuve, lucide et clairvoyant, prêt à tout pour permettre à son maitre de réussir sa mission. J'avais tellement d'admiration pour lui que j'avais très souvent envie qu'il pousse Frodon du haut de la montagne et finisse la quête à sa place ! 

J'ai tout de même une petite déception : la destruction de l'Anneau. 
Lire plus de 800 pages pour vivre le moment tant attendu sur 4 lignes... j'avoue que ma déception a été grande. Même les circonstances de sa destruction m'ont laissé sur ma fin.  
Mais je suis vite passée outre en voyant que si la destruction du l'Anneau met fin à la tyrannie de Sauron, ce n'est pas là que s'arrête l'histoire.
On retrouve nos personnages après la bataille, il faut tout reconstruire, réapprendre à vivre après cette période sombre et le dénouement m'a vraiment enchanté. Je le trouve parfait et je ne pouvais pas espérer mieux pour clôturer cette magnifique saga. 

J'ai l'impression de ne pas avoir rendu hommage à cette excellente saga avec mes articles, que je trouve très creux, mais j'espère vous avoir donné envie de la lire parce qu'elle vaut vraiment le coup. N'abandonnez pas parce que le début vous semble trop long et que vous voulez de l'action. Le Seigneur des Anneaux c'est tout un univers qu'il faut mettre place. C'est un monde qu'il faut apprendre à connaitre pour pouvoir le quitter à regret. 

Mademoiselle C.

jeudi 18 mai 2017

Le Seigneur des Anneaux | Deuxième Partie : Les Deux Tours | Livres 3 & 4 de J. R. R. Tolkien



Pippin et Merry on été enlevés par des Orques. Alors que Legolas, Gimli et Aragorn partent à leur recherche, Frodon et Sam continuent leur route seuls pour détruire l'Anneau. Ils se lieront à Gollum pour se frayer un chemin jusqu'en Mordor tandis que leurs compagnons tenteront de faire tomber Saroumane.


Par où commencer ? C'est compliqué de parler d'une suite sans spoiler. Et puis il y a tellement de choses à dire entre les rebondissements, les obstacles que doivent surmonter les protagonistes mais aussi leurs nouvelles rencontres.

J'avoue qu'en lisant les premiers chapitres de ce second tome, je commençais à me dire que ça ressemblait pas mal au premier tome et qu'il risquait de ne pas se passer grand chose.
Mais heureusement, à force de patience, j'ai enfin eu ce que j'attendais.
Si la chute de Saroumane a vraiment été un moment jouissif, la seconde partie où nous suivons Frodon et Sam m'a vraiment transporté.
On retrouve Gollum qui, bien qu'il soit un personnage perfide et repoussant, m'inspire une grande pitié (je ne devrais pas en avoir d'après mon frère, parce que Gollum est un connard ! xD) et que je le trouve vraiment fascinant. Je crois d'ailleurs en avoir parlé dans ma précédente chronique, mais je le trouve vraiment bien aboutit et maitrisé. Il m'inspire vraiment du dégout et de la méfiance et pourtant, je ne peut m'empêcher de me dire qu'il n'est que la victime de cet Anneau de malheur.

Et puis j'ai fais la connaissance de Faramir ! Sylphideland m'en avait parlé et j'avais vraiment hâte de le rencontrer. A première vu, il me plait bien. Je ne peut pas en dire grand chose pour l'instant parce qu'il n'est pas très présent dans ce second tome, mais j'ai hâte de croiser à nouveau sa route. Même si je doute qu'il surpasse Aragorn dans mon estime ! Ahah

Dans ce second tome, on entre un peu plus dans les contrées sombres de la Terre du Milieu et lorsqu'on le termine, on a qu'une envie, se jeter sur le troisième tome. 

J'ai vraiment beaucoup de mal à parler de cette saga. 
Ca fait plusieurs jours que j'ai terminé ma lecture de ce second tome, et je n'arrive pas à mettre des mots sur ce que je ressent. C'est pour moi le genre d'histoire qui se vit et qu'il est impossible de raconter. Déjà parce que l'univers est infini et que les péripéties sont complexes et multiples. 

Je n'arrive pas à mettre des mots sur le plaisir que je ressent chaque fois que j'ouvre le livre pour me plonger dans les aventures de Frodon, Sam, Aragorn et leurs compagnons.
Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il faut lire cette saga. Prenez votre temps et surpassez l'ennui que vous inspire Hobbitbourg et les coutumes Hobbits. Parce que certes, l'action n'est pas omniprésente, mais c'est vraiment une belle aventure et les personnages sont très attachants.
Je tiens quand même à rappeler que je ne suis pas très portée sur la fantaisy, que j'avais détesté le premier film et que mon entourage était persuadé que je n'aimerai pas ... alors si ça, ça ne vous convainc pas...

Bref, moi je retourne me plonger dans cette fantastique saga pour attaquer la dernière partie, Le Retour du Roi.

Mademoiselle C.

jeudi 27 avril 2017

Les Seigneur des Anneaux | Première Partie : La Communauté de l'Anneau | Livres 1 & 2 de J. R. R. Tolkien



L'histoire commence dans la paisible Comté où vivent les Hobbits
Lorsque Frodon se voit remettre un mystérieux anneau ramené par son oncle Bilbon d'un long voyage, il ignore son pouvoir et ce qu'implique sa possession. Sauron, le Seigneur des Ténèbres cherche à le récupérer, et le jeune Hobbit sera entrainé bien malgré lui dans une aventure périlleuse. 
Avec ses compagnons il devra braver tous les danger pour mener à bien la Quête qui lui a été confiée.


Ca y'est, je me suis enfin lancée dans l'aventure du Seigneur des Anneaux
Depuis le temps que ma magnifique édition collector moisissait dans un vieux carton chez mes parents ! 
Je lui fais enfin honneur et malgré les avis peu encourageants que j'ai lu et les réticences de mon entourage quant à mon choix de lecture, j'ai adoré ! 
Et ce n'était pas gagné, parce que j'ai vu le premier film vers l'âge de onze ou douze ans et je n'avais pas du tout aimé. Mais comme les livres sont toujours mieux que les films, j'ai tenté ma chance ! 

J'avais entendu dire que beaucoup avaient abandonné dès le prologue parce que c'était long et ennuyeux de se taper des pages et des pages sur la vie des Hobbits, mais moi ça ne m'a pas du tout gêné ! 
J'ai tout de suite été happée dans cette univers et la plume de Tolkien est très fluide, ça se lit tout seul ! 

Dans ce premier livre de la première partie (Le Seigneur des Anneaux est divisé en trois parties, chacune d'entre elles comportant deux livres), il ne se passe pas grand chose, on ne va pas se mentir. 
On découvre surtout les personnages, l'histoire de l'Anneau et le monde dans lequel ils vont évolués. 
La première partie du voyage de Frodon et de ses amis m'a parfois semblé très longue, surtout à cause des longues descriptions du paysage, mais bizarrement, c'est pour moi un point positif. 

L'univers de Tolkien est incroyablement riche, complet et abouti. Ça donne le sentiment que les endroits qu'il décrit existent réellement tellement ils sont détaillés. Une véritable ambiance se crée et on a en tête des paysages incroyables.
Il est vrai que l'on échappe a aucun détail, qu'il s'agisse du ciel, des bruits environnants, de la couleur des feuilles en passant par l'aspect des montagnes, mais pour moi, c'est une véritable force.
Après tout, lorsqu'un personnage part à l'aventure, il est évident qu'il doit passer certains jours à marcher seul sans qu'un événement rocambolesque survienne sur sa route à chaque page. Je trouve que ça renforce le côté pénible de leur quête. On se sent loin et seul, la Quête semble interminable et la fatigue et la faim pèse sur le voyage.

D'ailleurs, Frodon est plutôt pas mal pour nous rappeler à quel point posséder l'Anneau est un fardeau. Suivre un personnage qui n'a pas l'âme d'un guerrier dès son départ, j'adore ! J'imagine que son évolution sera encore plus intéressante.
Dans cette histoire, Frodon se retrouve au cœur de l'intrigue sans l'avoir choisi. Il ne veut même pas en faire parti, essaye de refourguer l'Anneau à quelqu'un d'autre et se lamente plus d'une fois de ne plus être dans la Comté à vivre paisiblement. Ca fait vraiment du bien de temps en temps, un héro qui ne nous sort pas des tirades de preux chevalier que rien n'arrêtera. Il a peur, il a des doutes et des faiblesses. J'ADORE ! 

Mais celui que j'adore encore plus, c'est le personnage d'Aragorn. ÉNORME coup de cœur pour ce personnage sombre et tourmenté. J'ai vraiment hâte de découvrir son évolution dans les autres livres !


Dans le second livre, Frodon poursuit sa Quête et cette fois, de nombreux personnages s'ajoutent à l'aventure. On retrouve l'Elfe Legolas, le nain Gimli et Boromir.
On reste toujours sur un rythme assez lent quant à leur progression, mais le voyage est très long, on ressent la distance et la difficulté de traverser des contrées différentes à pied, mais c'est un véritable plaisir de suivre cette Compagnie dans leurs aventures.
Ils ont tous des tempéraments très différents mais tous sont réunis pour la même cause et possèdent des qualités indispensables pour partir à l'aventure.

Bien sûr, les personnages découvrent de nouveaux paysages et rencontrent de nouveaux alliés. Comme dans le livre précédent, on a un véritable approfondissement de l'univers de Tolkien et rien que pour ça, cette lecture est magnifique.
J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un autre monde, qui existe au delà du livre et qui n'a pas besoin d'un lecteur pour suivre son cours. Lorsque je me plonge dans sa lecture, j'ai l'impression de prendre l'histoire en cours de route, que le temps continue sa course.
Et puis, on se sent tellement petit dans ce vaste monde. Qu'il s'agisse des distances ou des paysages parfois démesurés, pour le coup, on se retrouve à hauteur d'un Hobbit.

Et puis on sent la menace se rapprocher, doucement certes, mais elle plane et guette, de jour comme de nuit. Frodon commence à vraiment mesurer l'importance de sa mission et a déjà appris beaucoup de choses depuis son départ.
La première partie de cette aventure parait déjà longue et pénible, la peur est sans cesse palpable, alors j'imagine que dans les deux prochaines parties, les personnages vont se retrouver confrontés à des évènements bien plus effroyables qu'ils n'auraient pu l'imaginer.

Je pourrai encore parler de tellement de choses sur cette première partie.
L'histoire de l'Anneau et de son pouvoir, de son emprise sur Gollum, les différente créatures et les objets féeriques que l'on découvre au fil des pages et en particulier les Elfes.
J'aurai encore beaucoup de choses à dire et pourtant, j'aurai l'impression de n'en dire que trop peu tellement cet univers est vaste et que son Histoire fourmille de détails.
C'est vraiment une expérience à vivre si vous avez envie de vous sentir dépaysé et de partir dans une véritable aventure.

J'avais prévu de faire une pause entre chaque partie de ce pavé, mais chaque fois que je le ferme, j'ai tout de suite envie de m'y replonger, alors je pense que je vais finalement aller jusqu'au bout. Je sais que si je commence autre chose, je vais constamment penser à la suite qui m'attend.

Alors c'est partie pour la deuxième partie du Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours
J'ai hâte de connaitre la suite et je suis impatiente de retrouver tous les personnages !
Même si vous n'êtes pas friands de fantaisy, ce qui est mon cas, je vous conseille vivement Le Seigneur des Anneaux. Ça reste un classique du genre incontournable et la seule chose qui, je pense, pourrait rebuter certains, ce sont les longues descriptions des paysages.
Mais je trouve que ça ne gâche en rien la compréhension de l'histoire si vous décidez de ne pas trop vous y attarder. Personnellement, j'ai parfois un peu de mal à situer géographiquement les lieux dont Tolkien nous parle, mais ça ne m'empêche pas de suivre et de comprendre la Quête des personnages.
Je pense qu'il faut juste prendre son temps, lorsqu'on décide d'aborder ce livre.

Mademoiselle C.